Rémunération des expert-e-s africain-e-s (francophones) : un enjeu économique et sociétal.
- Nathalie Daouda

- 22 déc. 2025
- 1 min de lecture

Dans le contexte actuel de mondialisation d’absolument tous les aspects de la production matérielle et intellectuelle, la question de la rémunération de l’expertise africaine est un sujet essentiel. Particulièrement, je veux m’intéresser à la question des experts africains "francophones" dont je fais partie, et qui sont, en moyenne, moins bien rémunérées que leurs homologues internationaux, aussi bien sur leurs marchés locaux qu’à l’étranger.
Oui 😕, j’ai fait le compte de mes gains en tant qu’experte en stratégies de développement pour les affaires pour les 5 dernières années…. J’ai fait un audit et plusieurs "benchmarks" avec des profils similaires et le résultat est affligeant ! J’ai gagné plus de 10 fois moins que le standard "international" à profil équivalent !
Ce différentiel ne peut s’expliquer uniquement par les écarts de niveaux de vie ou par les contraintes budgétaires des organisations. Il révèle un déséquilibre plus profond dans la structuration du marché mondial de l’expertise.
Une hiérarchie mondiale de la valeur du savoir ?
Le marché de l’expertise fonctionne selon une hiérarchie largement héritée de l’histoire économique et géopolitique. Les pôles de production de la "norme internationale" (universités, cabinets de conseil, institutions financières, organisations multilatérales) restent majoritairement situés en Amérique du Nord et en Europe. Cela induit un biais structurel puissant et profondément ancré, qui veut que l’expertise produite dans ces espaces bénéficie de plus de crédibilité, et donc, d’une meilleure valorisation financière. Marketing 1 – Terrain 0. Lire la suite dans le magazine K-World page 4.






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